LA DROGUE DANS NOTRE SOCIÉTÉ

La drogue fait partie de notre culture depuis quelques dizaines d’années. Popularisée dans les années 1960 par la musique pop et les médias, elle a envahi tous les aspects de la société.

On estime qu’environ 208 millions de personnes dans le monde consomment des drogues illégales. En France, l’Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation à la Défense (ESCAPAD) de 2005 a révélé que 13,5 millions de personnes (29 % de la population entre 12 et 75 ans) prenaient des drogues illégales. Un sondage effectué au Québec, Canada, en 2006 a révélé que 30 % des lycéens se droguaient.

Vous connaissez probablement quelqu’un qui est concerné, directement ou indirectement, par un problème de drogue.

La drogue la plus courante en France — et la plus consommée — est l’alcool. Les accidents de la route dus à l’alcool sont la première cause de mortalité chez les adolescents en France. En Suisse, les statistiques de 2005 montrent que 5 jeunes, entre 10 et 23 ans sont admis chaque jour à l’hôpital à cause de l’alcool.

La drogue illégale la plus courante est le cannabis. D’après le rapport 2008 des Nations Unies sur la drogue au niveau planétaire, environ 3,9 % de la population mondiale entre 15 et 64 ans consomment du cannabis.

Aujourd’hui, les jeunes sont exposés de plus en plus tôt à la drogue. Selon un sondage mené par la LMDE (La Mutuelle Des Étudiants, une assurance maladie pour étudiants), près de 40 % des étudiants français s’étaient drogués au moins une fois.

En Europe, des études récentes effectuées sur les jeunes de 15 et 16 ans indiquent que la consommation de cannabis varie de moins de 10 % à plus de 40 %, avec les pourcentages les plus élevés chez les adolescents en République tchèque (44 %) suivis par l’Irlande (39 %), le Royaume-Uni (38 %) et la France (38 %). En Espagne et au Royaume-Uni, la consommation de cocaïne par des jeunes de 15 et 16 ans varie entre 4 % et 6 %. La consommation de cocaïne parmi les jeunes a augmenté au Danemark, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Norvège et en France.

« Mon but dans la vie n’était pas de vivre, [...] c’était de me défoncer. Après quelques années, je me suis tourné vers la cocaïne, le cannabis et l’alcool en croyant que ça me permettrait d’échapper à mes problèmes. C’était pire. Je n’arrêtais pas de me dire : “Après ça, je vais m’arrêter définitivement.” Ça n’arrivait jamais. » John

« J’ai d’abord pris de l’herbe, puis des pilules d’ecstasy et de l’acide, faisant des cocktails avec toutes sortes de drogues. Je prenais même des doses trop fortes pour faire durer l’euphorie plus longtemps. Une nuit, j’ai fait un mauvais trip. J’ai prié et crié pour que cette sensation disparaisse, j’entendais des voix dans ma tête, j’étais pris de tremblements et je n’ai pas pu sortir de chez moi pendant 6 mois. Je pensais que tout le monde m’observait. Je ne pouvais plus marcher dans les lieux publics. Mon Dieu ! Je ne pouvais même pas conduire.

« J’ai fini par vivre dans la rue, dormant sur un carton près de la gare, mendiant et essayant tant bien que mal d’obtenir mon prochain repas. » Ben